Périménopause

Symptômes de la périménopause ?

Fatigue, irritabilité, prise de poids inexpliquée, bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, seins douloureux, règles très abondantes, saignements intermittents, cycles plus longs ou plus courts que d'habitude, migraines exacerbées ?



Si vous avez au moins cinq de ces symptômes, vous êtes probablement en périménopause, cette période précédent la ménopause de quelques années. L'activité des ovaires ralentit. Un déséquilibre hormonal apparaît.

Tout changement dans l'humeur et dans la morphologie vers 45 ans peut évoquer une périménopause. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas autre chose, comme des problèmes thyroïdiens. Les douleurs aux seins, la prise de poids, l'irritabilité sont des alertes et signes une imprégnation oestrogénique trop forte ; alors que la vraie ménopause correspond plutôt à une carence en oestrogènes, typiquement les bouffées de chaleur.


La périménopause, une période de transition

Quelques années avant la ménopause, l'organisme commence à envoyer des signes d'alerte pas toujours très faciles à identifier.

Dès l'adolescence, la vie des femmes est rythmée par le retour mensuel des règles. Tout change aux alentours de 45 ans. Au début, le changement est insidieux puis, en quelques années, le désordre s'instaure. "La périménopause, c'est le moment où ça cafouille". Passé la quarantaine, les ovaires réduisent progressivement leur activité. Le problème c'est qu'ils font rarement de manière linéaire. D'un mois sur l'autre, leurs sécrétions hormonales ralentissent, repartent, s'arrêtent, redémarrent... Un yoyo parfois pénible à supporter.


Premier signe d'alerte : des cycles menstruels anarchiques. Au début du processus, la réserve commence à diminuer. Les ovaires produisent moins de follicules, ce qui fait monter le taux de FSH, une hormone sécrétée par l'hypophyse. Conséquence : l'ovulation se déclenche plus tôt et les cycles deviennent plus courts. Concrètement, les cycles qui duraient auparavant 28 à 30 jours, se réduisent à 21-22 jours.

Au bout de quelques années, c'est le contraire. L'ovulation se produit de plus en plus tard. Les cycles s'allongent à 35 jours, voire plus. Certaines femmes peuvent connaître ainsi des mois sans règles et les voir réapparaître sans préavis. Petit à petit les ovaires ne produisent plus assez d'oestrogènes pour déclencher une ovulation et les règles finissent par disparaître.


Adapter sa contraception

Trop souvent, les femmes de 43-44 ans pensent qu'elles ne risquent plus de tomber enceintes et abandonnent leur contraception. Or les ovaires n'arrêtent pas brutalement de fonctionner. Une grossesse est toujours possible. La contraception doit être adaptée en fonction des facteurs de risque (tabagisme, surpoids, antécédents cardiovasculaires, migraines...).


Des symptômes déroutants

Au début de la périménopause, les ovaires sécrètent moins de progestérone, ce qui provoque un déséquilibre par rapport au taux oestrogénes qui, lui, reste plutôt stable. L'organisme réagit comme s'il était en "hyperoestrogénie". Cela se traduit par des seins douloureux, la sensation d'être gonflée, ballonnée, et une humeur irritable. Les règles sont parfois très abondantes. Des saignements peuvent survenir de manière anarchique. Et les migraineuses voient souvent leurs maux de tête s'aggraver. C'est une sorte de syndrome prémenstruel amplifié. Quant aux bouffées de chaleur et aux sueurs nocturnes, signes d'une carence en oestrogènes, elles apparaissent plus tardivement. Là encore, leur intensité varie d'une femme à l'autre. Heureusement, chaque symptôme a sa solution.


Vos cycles sont anarchiques

Un traitement à base de progestérone micronisée ou de dihydrogestérone, à prendre 10 jours par mois, devrait satisfaire les nostalgiques des cycles menstruels sans surprise. Puis les seins sont moins tendus.


Vous avez des bouffées de chaleur

Le phénomène, dû à une carence en oestrogènes, peut se produire du jour comme de nuit. Comment le décrire ? C'est une sensation de chaleur qui part du bas vers le haut, associée à une rougeur du visage et à des sueurs. En périménopause, il vaut mieux éviter d'apporter à l'organisme des oestrogènes supplémentaires, car il en sécrète encore un peu. Il est donc trop tôt pour prendre un THM (traitement hormonal de la ménopause) ou des compléments alimentaires contenant des phyto-oestrogènes (soja, houblon, lin...). Les bouffées de chaleur ont une forte composante psychologique. Pratiquée régulièrement, l'activité physique aide également à contrer le phénomène.


Vos règles sont trop abondantes

En périménopause, ce symptôm s'explique souvent par un déséquilibre hormonal. Mais il peut aussi révéler la présence d'un fibrome ou d'un polype utérin. Il faut donc en parler à son gynécologue. Pour préparer la consultation, on peut s'aider de l'application EvaBAC (sur Itunes et GooglePlay) qui permet d'évaluer, sur huit jours, le volume de sang perdu. En cas de besoin, le médecin proposera un traitement. On peut juguler le problème en donnant, 21 jours par mois, un progestatif qui va agir à la fois comme traitement et comme contraceptif.

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